Médiation : comment sortir d’un conflit familial lorsque l’on possède ensemble une entreprise fondée par un membre de la famille ?
Votre père (votre mère), votre grand-père (grand-mère), ou même votre arrière-grand-père (mère) ont créé une entreprise dont vous êtes aujourd’hui co-actionnaire. Et vous n’êtes pas toujours d’accord entre vous sur la façon de gérer cette entreprise, ou même, sur le futur de votre participation à cette aventure, qui n’est pas tout à fait la vôtre.
Votre père (votre mère), votre grand-père (grand-mère), ou même votre arrière-grand-père (mère) ont créé une entreprise dont vous êtes aujourd’hui co-actionnaire. Et vous n’êtes pas toujours d’accord entre vous sur la façon de gérer cette entreprise, ou même, sur le futur de votre participation à cette aventure, qui n’est pas tout à fait la vôtre.
Discuter, négocier, fait partie du processus normal de gestion. En revanche, résister, bloquer une décision stratégique, une transmission ou une cession de l’entreprise, commence à ressembler à une situation conflictuelle (un conflit familial et un conflit au sein de l’entreprise). Comment débloquer un conflit quand vos co-actionnaires sont vos frères et sœurs, vos propres enfants, vos parents ou vos cousins? L’intervention d’un médiateur est-elle une bonne solution ?
1. Analyser le « Système » de votre famille est indispensable
Chaque famille est unique. On ne peut pas construire le futur sans avoir compris le passé (et le présent).
Quelles sont les croyances de votre famille, ses valeurs ?
Quels sont ses « mythes », ses récits, son histoire ? Est-ce que tout le monde y adhère ?
Quel âge ont les personnages ? Éventuellement, si c’est pertinent, quelles sont les appartenances religieuses ? Y a-t-il des mélanges de culture, de pays ?
Quelles sont les blessures que porte votre famille, peut-être aussi ses drames ? Ses trauma ? Car malheureusement, cela concerne beaucoup de monde.
Grande question préalable : est-ce que dans votre famille, on peut parler de sa propre mort ? Ou est-ce tabou ? (La psychanalyse a établi que la mort est irreprésentable pour nos inconscients. Je ne parle donc pas « d’imaginer » notre mort, mais de pouvoir parler de ses effets et de ses conséquences matérielles pour ceux qui nous survivent).
Dans une famille, parfois, rien n’est linéaire, causal ou prévisible. Il faut absolument comprendre dans quel système on est, dans quel système on vit.
J’ai rencontré par exemple, un Monsieur de 77 ans qui organisait sa succession sur le principe de « je donne à chacun en fonction de ses besoins ». Ce monsieur avait quatre enfants avec sa femme et chacun (des parents) avait un enfant d’un premier mariage, qui avaient tous les deux le même âge, 54 ans.
La situation était explosive : il ne s’agissait pas de droit, il s’agissait de valeurs, de croyances, et de tout le système qui s’était construit dans cette famille « recomposée » (« décomposée » ?). Car bien sûr, l’idéal des quatre enfants suivait le principe de « l’égalité » parfaite entre eux six. Ils voulaient quelque chose « d’équitable ». Leur père ne voyait pas le problème. Alors que précisément, tous ces enfants étaient depuis leur naissance, de par la recomposition familiale, dans une problématique de « reconnaissance » et d’appartenance à cette « nouvelle » famille. Les aînés portaient leur différence (ils étaient des « demi ») et les quatre enfants « légitimes » luttaient pour être reconnus comme tels. Le choix de leur père était interprété comme une échelle de préférence. Leur colère était à la hauteur de leur déception.
Une Analyse du système familial, et donc dans le cas d’une entreprise familiale, du système des actionnaires, doit être préalable à toute décision, doit accompagner les réflexions et la mise en place de l’organisation patrimoniale de la famille.
2. Comment prévenir un conflit ?
Quand on gère une entreprise familiale, on peut prendre quelques précautions.
J’aime bien repartir des grands principes et des besoins fondamentaux des enfants, (soulignés par les psychologues pour enfants - repris par Jacques Salomé) :
- le besoin de « dire ».
- le besoin d’être entendu.
- le besoin d’être reconnu (c’est la raison pour laquelle la notion de « représentant » est une fausse bonne idée. Cela neutralise le pouvoir de nuisance, mais cela peut créer de grandes frustrations. Je suis convaincue qu’il faut garder des liens individuels avec chacun. Cela fait partie du processus de reconnaissance).
- le besoin d’être valorisé.
- le besoin d’influencer (l’entreprise) (le besoin d’agir)
Si on est d’accord pour dire que chaque famille est un système (chaque couple est un système si les fondateurs sont un couple associé, chaque association est un système), il est indispensable de vérifier que le système permet à chacun de dire, d’être entendu, d’être reconnu, d’être valorisé et d’agir dans le système.
Éclairer le système agissant fait partie de la préparation d’un mouvement sur la patrimoine de la famille: on fait de la prévention, on facilite et on pérennise.
On évite les erreurs d’interprétation. Grande causalité du conflit.
On donne à chacun la possibilité de co-construire les pistes de solution, de se sentir agissant ( le contraire=se sentir impuissant, subir, être mis devant le fait accompli).
Ex : un père de famille propriétaire d’un groupe d’Hôtels est en train de monter « un Pinel ». Il est marié et a deux filles d’une vingtaine d’années. Ses filles lui ont clairement dit qu’elles ne voulaient pas reprendre l’entreprise. A quoi sert son « Pinel » ?(On connait la réponse du point de vue fiscal ! Mais il s’agit bien d’interroger le projet en amont de la construction du projet strictement fiscal).
Donc dès que l’on parle de transmission, de donation, de succession, dès que l’on touche à la répartition du patrimoine (et des revenus), il est utile de faire un point avec un médiateur. C’est de la prévention, ou de la préparation (on peut y ajouter un projet de Contrat de Mariage, même si l’on s’éloigne un peu de notre sujet).
Le médiateur est le seul conseil qui ne donne pas de conseil. Il permet d’éclairer le système de la famille. Il facilite. Il pérennise. Il prévient et dénoue les conflits.
Médiation (Couples ou Familles) : comment notre récit nous enferme et nous empêche de sortir d’un conflit ?
Si l’on reste fixé.e sur son récit, la médiation n’est pas possible. Si l’on ne peut pas entendre que l’histoire ne s’est pas tout à fait passée comme cela, on reste « coincé.e » dans cette vision et cette représentation, sans jamais rejoindre celle de l’autre. Et le conflit perdure. Tout est alors bloqué par le récit.
Le récit, c’est l’histoire que nous nous racontons et que nous racontons à nos proches. Mais ce récit est-il bien le reflet de ce qui nous arrive ? Et si nous nous trompions ? Et si la réalité était (très) différente de ce récit ? Ce récit fait alors écran entre nous et cette « réalité ». Il nous enferme et nous empêche de sortir des rôles que ce récit a dessinés. Empêchant toute sortie du conflit. Comment faire avec ce récit ? Mon récit, le récit de l’autre, et tout ce que nous avons envie de nous raconter pour justifier que nous avons bien « raison ». Comment le processus de médiation peut (ou non) nous permettre de dépasser ces récits pour sortir d’un conflit?
Le récit enferme mais il soutient notre identité
Le récit fige notre histoire. Il répète indéfiniment le même point de vue. Le récit, comme notre mémoire, sont essentiels car c’est avec eux que nous définissons notre identité. Souvenez-vous des films dans lesquels les héros sont amnésiques. Ils perdent leur identité. Ils ne savent plus qui ils sont.
Modifier notre récit peut nous ouvrir à la compréhension de l’autre
Au contraire, regarder ce qui s’est passé, enquêter, interroger, écouter, être traversé par la parole de l’autre, déplace le regard.
Comment cela a commencé, quels ont été les moments importants, les glissements, les ruptures, les drames, les accidents, les joies, les victoires, les célébrations ? Avons-nous retenu les mêmes moments dans le déroulé de notre histoire ? Car l’histoire est toujours différente selon le personnage qui la raconte, alors même que l’évènement raconté a été vécu par les mêmes personnes. Le Quator d’Alexandrie, le roman de Lawrence Durell, raconte la même histoire, du point de vue de quatre personnages différents. Et ce n’est clairement pas le même récit.
La médiation cherche à déplacer les points de vue
La médiation permet précisément les déplacements de point de vue. L’idée est de se mettre « un peu », ou plus intensivement, « à la place de l’autre ». Ce qui change nécessairement le récit. L’histoire bouge et nous pouvons reprendre notre place, nos responsabilités.
Si l’on reste fixé.e sur son récit, la médiation n’est pas possible. Si l’on ne peut pas entendre que l’histoire ne s’est pas tout à fait passée comme cela, on reste « coincé.e » dans cette vision et cette représentation, sans jamais rejoindre celle de l’autre. Et le conflit perdure. Tout est alors bloqué par le récit.
Le récit est donc à la fois ce qui nous structure et nous permet de « tenir » debout. Et ce qui peut alimenter la violence de nos conflits. Violence contre l’autre. Mais aussi violence contre nous-mêmes car notre déni nous enferme et nous empêche la délivrance, la sortie du conflit. La médiation ne fait pas de miracle : le processus s’appuie sur chacun des acteurs du conflit, en essayant de créer du mouvement. Réactualiser nos récits est l’une des étapes les plus difficiles et les plus libératrices d’un processus de médiation.
Couple : après une séparation, comment donner du sens à cette rupture ?
Se remettre d’une séparation prend du temps. Parfois beaucoup de temps. Les questions suivantes pourront peut-être vous permettre de digérer plus rapidement. En tous cas, je vous le souhaite.
Il arrive que l’on mette très longtemps « à s’en remettre ». L’expression française est magnifique[1] . « S’en remettre » : comme si pour digérer une séparation, il fallait s’abandonner, renoncer à comprendre, lâcher prise. Mais comment faire ? On aimerait donner du sens à une rupture, transformer cet évènement pour en faire quelque chose (le fameux « pourquoi ? »). Pour arrêter de ruminer, pour guérir de nos regrets, pour vivre à nouveau comme avant ? Comment passer à autre chose et en sortir peut-être plus proche de ce que nous sommes ?
Se remettre d’une séparation prend du temps. Parfois beaucoup de temps. ( Nous vous avons déjà proposé deux articles sur ce sujet, qui viendront compléter celui-ci si cela vous concerne https://www.mediations-paris.fr/blog/couples-comment-se-remettre-dune-rupture-dun-divorce-ou-dun-chagrin-damour et https://www.mediations-paris.fr/blog/divorce-separation-combien-de-temps-faut-il-pour-sen-remettre ). Les questions suivantes pourront peut-être vous permettre de digérer un peu plus rapidement. En tous cas, je vous le souhaite.
1. Allez d’abord chercher les besoins qui étaient satisfaits dans cette relation : essayez de vous souvenir du début de cette histoire d’amour. Qu’est-ce qui vous a attiré ? Vous êtes tombée.e amoureux.se de quoi ? Vous aviez l’impression que vos attentes étaient remplies ? Vous vous sentiez ?....( reconnu.e, soutenu.e, fort.e, courageux.se, accepté.e, en paix, en sécurité, ….etc. A vous de compléter. Ne vous arrêtez pas si vous avez encore des idées qui arrivent. Prenez tout votre temps pour regarder).
2. A contrario, essayez de faire la liste de tout ce qui n’allait pas. Qu’est-ce que cela provoquait en vous ? (de la colère, de la tristesse, de la peur, …. ?). Qu’est-ce que cela provoque en vous maintenant, quand vous y repensez ?
3. Regardez bien ces frustrations ? Ces besoins non satisfaits ? Ces attentes refoulées ? Depuis combien de temps sont-elles là ? Est-ce qu’elles datent vraiment de cette dernière rupture ? Ou est-ce qu’elles étaient là bien avant?
4. Qu’est-ce qui dans l’attitude de votre amoureux.se (avant la séparation) vous a fait le plus souffrir ? Essayez de mettre des mots sur ce qui vous faisait tellement mal (son mépris ? son absence ? son silence ? sa distance ? ses contrôles ? ses demandes ? ses critiques ? ....)
5. Pour transformer tout cela, essayez d’imaginer un symbole. Essayez de le dessiner. Un symbole qui pourrait représenter ces besoins qui n’ont pas été comblés (un personnage- adulte ou enfant-, un animal, une forme, ce que vous voulez. Ne réfléchissez pas trop, attrapez la première image qui se propose). Un peu comme dans un « rêve éveillé ».
6. Aujourd’hui comment pourriez-vous vous occuper vous-mêmes des besoins que vous avez identifiés ?
7. Regardez tranquillement le symbole que vous avez choisi. Il vous donnera peut-être des indications. Y-a-t’-il des demandes précises que vous voudriez formuler à d’autres personnes que votre ex ? (à votre patron, à vos collègues de travail, à vos enfants, à vos frères et sœurs, à vos parents ?). Y a-t-il quelque chose que vous voudriez définitivement changer dans votre vie ?
Ces réflexions ne sont pas simples mais elles ouvrent réellement une nouvelle compréhension de cette histoire de couple passée. Mais aussi, de ce que nous pouvons en faire ici et maintenant. Souvent, en arrivant à la dernière question, on se dit « Plus jamais cela ! C’est fini ». Vous pourrez regarder cette rupture différemment. Vous la subirez moins car vous comprendrez progressivement qu’elle vous a peut-être rendu un énorme service. Celui d’écouter (enfin !) et de formuler vos besoins, pour qu’ils soient entendus. En décalant votre regard, vous transformerez cette séparation et cette rupture ouvrira peut-être une période beaucoup plus heureuse. Après cette séparation, vous vous connaissez mieux et vous connaissez mieux vos besoins et vos limites. Ce n’est pas rien, même si le prix à payer vous a paru très élevé (et que vous vous en seriez bien passé) !
[1] (en anglais, c’est une autre idée : « to recover », comme si il fallait mettre une couverture par-dessus ?).
Médiation : comment discuter (négocier) avec des personnes difficiles ?
Dans un conflit, on est aussi une personne difficile pour l’autre. Puisque l’on n’est pas du même avis. Mais tout est une question de dose. Quels sont les indices qui permettent d’identifier que vous êtes en face d’une « personne difficile » ? Comment peut-on discuter avec quelqu’un comme cela ? Comment peut-on même imaginer de négocier quelque chose avec une telle personne ?
Parfois, malgré toute notre bonne volonté, nous sommes pris dans un conflit avec l’impression que tout est de la faute de l’autre. Que nous n’avons jamais rencontré quelqu’un d’aussi désagréable : manipulateur.trice, tétu.e, arrogant.e, qui cherche la bagarre, qui cherche à écraser les autres, qui veut toujours avoir raison…et, cerise sur le gâteau, qui n’écoute et qui n’entend rien. Sans oublier la qualification suprême, la palme d’or : « c’est un.e pervers.e narcissique ».
Comment peut-on discuter avec quelqu’un comme cela ? Comment peut-on même imaginer de négocier quelque chose avec une telle personne ? Je vais essayer de vous donner quelques pistes, même si parfois, la meilleure stratégie consiste à laisser tomber (spoiler !).
Première étape : identifier à qui vous avez à faire
Dans un conflit, on est aussi une personne difficile pour l’autre. Puisque l’on n’est pas du même avis. Mais tout est une question de dose. Quels sont les indices qui permettent d’identifier que vous êtes en face d’une « personne difficile » ?
- Aucune coopération n’est possible. Il n’y a jamais aucun sujet sur lequel le conflit diminue. La porte est complètement fermée. Vous avez tous les torts. Point. Et c’est parfois très argumenté, au nom d’une vérité intangible soutenue par une autorité intouchable.
- Cette personne manifeste clairement qu’elle ne vous donnera pas ce que vous lui demandez. C’est un vrai refus, total, sans aucune nuance ni réserve. Point.
- Vous estimez que les propositions de cette personne sont insultantes pour vous.
- Il y a un décalage important entre votre état émotionnel et l’état rationnel apparent de la personne avec laquelle vous tentez de discuter.
- Cette personne est totalement imprévisible.
- Il se peut que cette personne soit violente : qu’il ou elle crie, qu’il ou elle essaie de vous forcer à faire quelque chose, voir, on ne vous le souhaite pas, s’en prenne à vous physiquement.
- Vous en arrivez à vous demander si vos pensées, vos demandes, vos arguments sont fondés ou pas. Vous doutez de votre propre raison. Cela vous plonge dans la rage ou la tristesse.
Chacune de ces sept propositions est un « avertissement », une zone d’alerte qui vous permet probablement de dire que vous êtes face à une personne difficile. Mais tout n’est pas perdu. Il existe quelques pistes pour tenter de discuter, voir, de négocier.
Deuxième étape : adapter votre approche, discuter en vous accrochant très précisément à vos « points de prise ».
Avec une « personne difficile », commencez par diminuer l’intensité de votre état émotionnel et considérez que vous allez escalader une falaise. Il va vous falloir suivre une voie bien précise et rester concentré.e. Une respiration calme et un ton de voix calme diminuera mécaniquement l’excitation (intellectuelle ou physique) de l’autre. Il ou elle aura moins peur, ou sera moins en colère face à quelqu’un qui a lui-même calmé sa peur et sa colère. C’est un effet miroir (bien connu). (Alors que la phrase « calmez-vous » les rendra encore plus agressif puisque c’est une demande, une emprise sur leur débordement, une limite insupportable).
- Il vous faut d’abord l’écouter. L’écouter activement, sans reformuler (Cela ne sert à rien. Il ou elle ne s’entend pas). Écoutez-le ou écoutez-la jusqu’à ce qu’il ou elle ait terminé. Vous n’imaginez pas l’effet que cette séquence aura sur vous.
- Si vous arrivez à en placer une, donnez-lui de l’importance. Accentuez tout ce que vous pouvez pour lui donner l’impression que c’est lui ou que c’est elle qui est important. N’oubliez jamais qu’une personne difficile est quelqu’un qui au fond a une très mauvaise image de soi-même (c’est scientifique). Vous pouvez ici vous risquer à la « reformulation » ( de ses propos) si vous pensez que cela nourrit son impression que vous le ou la comprenez.
- En cas de mauvaise foi avérée, d’affirmations choquantes, voir absurdes, revenez à une sorte d’introspection, de question : « Comment cette demande (que vous faites) peut-être reçue ? » (question que vous posez à la personne difficile). « Quel impact cette affirmation peut-elle avoir sur cette médiation- ou sur cette négociation ? ». « Dites m’en un peu plus : qu’en pensez-vous, au fond de vous ? ». Ceci est une tentative pour aller chercher ce qu’il peut y avoir de positif, de « raisonné », dans cette personne-difficile.
- Ce que je pratique personnellement, aussi, c’est de formuler une proposition aussi absurde. Je dis absolument n’importe quoi. Et tout le monde se retrouve enfermé dans la même bulle. Plus personne ne contrôle rien. La personne difficile peut alors parfois perdre pied.
- Enfin, si rien ne fonctionne, il faut accepter de laisser tomber, de s’arrêter. Accepter qu’aucune discussion n’est possible. Que vous avez essayé, mais qu’il n’y aura aucun accord, pour l’instant. Et peut-être, sortir d’un tête à tête et vous adjoindre d’autres personnes pour reprendre la discussion plus tard. En évitant à tous prix de lui faire perdre la face. Il faut lui laisser l’impression qu’il a gagné toutes les victoires car dans le cas contraire, il est fort probable que la revanche se jouera très prochainement.
Quoiqu’il arrive pendant cette discussion, si vous arrivez à rester calme et à garder fermement vos positions, essayez toujours de comprendre son point de vue (ce n’est pas facile, je sais !). Vous arriverez peut-être à préparer pour la prochaine discussion des points sur lesquels vous pourrez répondre positivement …et une solution à laquelle il pourra difficilement dire non. En revanche, je crois qu’il est naïf d’attendre d’eux du respect et la reconnaissance de vos valeurs. Vous les trouverez ailleurs….auprès d’autres personnes, moins difficiles.